La famille Baan
« Le Lely Juno est un investissement judicieux ; c’est un robot parfaitement adapté au rythme naturel des vaches ! »
Matthijs Baan (31 ans) gère la ferme laitière Hazendonkhoeve à Molenaarsgraaf (Pays-Bas) avec l’aide de son père Bas (56 ans). En août 2010, les deux éleveurs décident d’acheter un robot repousse fourrage Lely Juno 100. Pour Matthijs, l’acquisition d’un Juno représente un investissement rationnel qui présente également l’avantage de favoriser le comportement naturel des vaches.
Autrefois entreprise de remembrement, la ferme Hazendonkhoeve a été établie à Molenaarsgraaf dans ses limites actuelles en 1973. Il y a trois ans, Matthijs succède à son père et prend les rênes de l’exploitation. Aujourd’hui, il envisage de créer un service de garde d’enfants. Pour réaliser ce projet, il a décidé d’automatiser son exploitation laitière. Concrètement, il a installé deux robots de traite, de même qu’un robot repousse fourrage Lely Juno 100. Parallèlement à son activité de garde d’enfants, Matthijs prend en charge l’alimentation des vaches de trois éleveurs laitiers de la région.
Matthijs a une vision très claire de ses multiples activités : « Outre le temps qu’elles me prennent, ces activités complémentaires demandent aussi beaucoup d’énergie. La concentration qu’elles requièrent implique que je dois y consacrer une partie non négligeable de mon temps. C’est pourquoi l’utilisation de robots me rend plus serein. » Les économies de temps réalisées lui permettent par ailleurs d’entreprendre d’autres activités. « Les éleveurs ne réalisent pas toujours le coût d’une minute de travail. Or, pour un entrepreneur, il s’agit là d’un critère essentiel », souligne l’éleveur néerlandais.
Robot repousse fourrage Lely Juno 100
Auparavant, Matthijs poussait le fourrage quatre fois par jour à l’aide d’un tracteur muni d’un pneu à l’avant. Aujourd’hui, changement de décor : le Lely Juno pousse le fourrage toutes les deux heures, sauf entre 8h00 et 12h00. « C’est la période juste après l’alimentation et la table d’alimentation regorge de fourrage », indique l’éleveur. « Par ailleurs, j’ai programmé un circuit supplémentaire – à raison de deux fois par jour – pour nettoyer le bâtiment d’élevage. De cette façon, celui-ci reste toujours propre ! Un jour, ma mélangeuse s’est cassée. J’ai donc placé une grande quantité de fourrage dans le couloir d’alimentation afin que le robot Juno le pousse sur la table d’alimentation. Tout s’est très bien passé ! J’ai programmé le Juno pour qu’il pousse le fourrage à intervalles réguliers. Cela m’a demandé un peu de temps au début, mais maintenant il fonctionne de manière totalement autonome. »
Un calcul précis
Matthijs considère le Lely Juno comme un bon investissement. Il le démontre, chiffres à l’appui : « Chaque minute de la semaine que j’économise me permet de réaliser un investissement de 100 € par an. Pour arriver à ce
résultat, je pars d’un salaire horaire de 25 € et d’un délai d’amortissement de 5 ans (1 min./semaine = 52 min./an x 25 €/h = 21 €/ans X 5 ans = 100 €). En considérant qu’il faut 30 minutes par jour pour pousser le fourrage (j’y inclus le temps pour aller jusqu’au tracteur, pour faire l’aller et le retour, etc.), cette tâche prend 210 minutes par semaine – sans le Lely Juno, j’entends. J’arrive ainsi à un résultat de… 210 min. x 100 € = 21.000 €. Voilà donc le montant que je peux investir ailleurs grâce au Juno ! Bien sûr, il faut tenir compte de certains coûts supplémentaires (intérêts et maintenance), mais malgré cela, le Juno reste un investissement gagnant ! »
Parallèlement, Matthijs a constaté que ses vaches étaient plus actives pendant la journée, et plus calmes au moment de s’alimenter. « En journée, mes vaches ont un comportement plus naturel : elles s’alimentent, se reposent et ruminent en respectant leur rythme naturel », souligne l’éleveur. « Leur ingestion a augmenté d’au moins 2%, et leur production laitière de 0,5 kg. Autre avantage : les vaches dominées accèdent plus facilement à la table d’alimentation, ce qui, évidemment renforce leur ingestion. Enfin, d’une façon générale, j’observe que mes animaux sont en meilleure santé. » En termes de fréquence de visites, Matthijs ne constate pas d’évolution significative : « Normal : la fréquence des visites était déjà très élevée. Si vous nourrissez vos vaches correctement, elles se rendent plus volontiers vers le robot. » Matthijs a toutefois noté une hausse des performances laitières des vaches les moins productives.
En définitive, Matthijs recommanderait-il l’achat d’un robot repousse fourrage Lely Juno ? « Chaque éleveur doit prendre sa décision en toute indépendance. Pour ma part, je considère le Lely Juno comme un investissement gagnant, qui, de plus est adapté au rythme naturel des vaches. »
Perspectives d’avenir
Pour l’heure, Matthijs ne prévoit pas d’étendre son exploitation : « Depuis que je dirige la ferme, mon quota laitier et la taille de mon troupeau ont augmenté de 20%. Par ailleurs, j’ai renforcé l’efficacité de mon activité à plusieurs niveaux. Du coup, si je voulais développer mon exploitation, il me faudrait un nouveau bâtiment d’élevage, plus de terres, etc. » Dans l’immédiat, Matthijs se concentre donc sur l’ouverture de son service de garde d’enfants, prévue pour avril 2012.
