Comment ça marche ?
Les vaches sont très sensibles à l’alternance entre le jour et la nuit. Or, c’est avant tout la présence de lumière qui leur permet de bien percevoir cette alternance. Il est donc essentiel de leur fournir un éclairage suffisant et adapté afin qu’elles puissent bien adapter leurs rythme sur les différents moments de la journée. Lorsque la vache se trouve à l’extérieur, l’oeil reçoit une certaine quantité de lumière qui déclenche un influx nerveux vers l’hypophyse (une glande située dans son cerveau). Cette réaction entraîne une diminution de la sécrétion de mélatonine, une hormone qui favorise le sommeil, l’augmentation de la graisse corporelle de l’animal et la baisse de ses capacités de production laitière. La baisse du niveau de mélatonine favorise la sécrétion d’une autre protéine de croissance, appelée IGF-I, dans le sang de la vache. Cette dernière stimule l’activité de la vache et, à l’arrivée, sa production laitière. Conclusion : le niveau et la qualité de la lumière jouent donc un rôle essentiel dans les performances laitières des vaches. En hiver, le niveau de lumière présent dans les bâtiments d’élevage est généralement inférieur à celui de la lumière naturelle du jour. Pour pallier cette situation, il est indispensable de faire appel à un système d’éclairage adapté qui permet aux vaches de bénéficier d’une intensité lumineuse suffisante (entre 150 et 200 lux) pendant 16 heures, puis d’une obscurité pendant 8 heures. En été, la lumière naturelle apporte généralement un bon éclairage dans le bâtiment d’élevage. Toutefois, il est recommandé d’apporter un complément de lumière certains jours particulièrement nuageux et gris.
