Introduction :
Bonjour à tous ! Nous nous appelons André et Siv-Hege Janse. Nous sommes les heureux parents de Dries-Peder (1 an) et d’Iselin (qui vient de naître). Nous habitons à De Heen, une petite localité de la commune de Steenbergen, située dans la partie occidentale du Brabant.
En 1996, j’ai quitté la ville de Rijswijk (province de Hollande méridionale) pour m’installer dans le Brabant. J’ai rencontré ma femme Siv-Hege, qui est norvégienne, en vacances en Crète. Nous vivons ensemble depuis 2004 et nous sommes mariés depuis 2006.
Dans notre ferme, qui s’étend sur 66 hectares (de loam limoneux fertile), nous cultivons des pommes de terre, des oignons et des choux de Bruxelles, ainsi que de l’herbe et du maïs pour nos bêtes. Nous possédons 125 vaches laitières et veaux. Nos veaux sont élevés dans une ferme d’élevage pour jeune bétail. Ils quittent la ferme à environ 75 jours puis y retournent un mois avant la mise bas.
Date de début de traite robotisée :
En juin 2005, nous avons démarré nos deux robots A3. A cette époque, la traite portait sur environ 80 vaches. En 3 ans, ce nombre est passé à 120 vaches.
Motif d’achat d’un robot de traite :
C’est en 2004 que j’ai décidé de me lancer dans la traite robotisée.
En fait, cette option me trottait dans la tête depuis 10 ans déjà, mais je n’avais jusqu’alors jamais osé franchir le pas. En 2004, j’ai été opéré du genou. Résultat : pendant une semaine, j’ai été incapable de traire la moindre la vache ; il m’a fallu faire appel à un service d’assistance agricole pour prendre en charge les activités de ma ferme. A l’époque, certains de mes collègues éleveurs laitiers envisageaient de passer à la traite robotisée. Si bien qu’un jour, je leur ai demandé si je pouvais les accompagner au cours des visites de « repérage » qu’ils prévoyaient d’effectuer dans des exploitations robotisées. Ce qu’ils ont accepté sans problème.
Une semaine après mon opération au genou, j’ai pu reprendre l’essentiel de mes activités à la ferme.
Mais après 20 ans de travail en situation de salle de traite en épi, mon idée était d’accroître ma production annuelle à environ 1.200 tonnes. Dans le même temps, nous souhaitions avoir plus de temps libre avec ma femme tout en réduisant notre main-d’œuvre. Le choix s’est finalement imposé de lui-même : la traite robotisée !
Motif d’achat d’un robot de traite Lely :
J’ai toujours été intéressé par les différentes techniques de traite. A l’époque où je vivais dans la province de Hollande méridionale, j’étais démonstrateur de systèmes de traite pour MAS Gouda. Je formais les élèves de l’entreprise qui se préparaient à obtenir leur certificat de traite au collègue Oenkerk. Ma mission consistait à leur enseigner les techniques de traites les plus adaptées. A la demande de MAS Gouda, j’ai moi-même suivi avec d’autres éleveurs laitiers un cours spécialisé à Oenkerk. Une expérience unique : j’ai ainsi pu découvrir différents systèmes de traite installés dans plusieurs fermes laitières. Si bien que par la suite, je disposais déjà de toute l’expertise et de toutes les compétences pour me lancer dans la traite robotisée !
Avant d’opter pour une marque en particulier, vous comparez forcément les caractéristiques des différents modèles existants.
Pour ce faire, mes principaux critères de sélection ont été les suivants :
- techniques de traite
- qualité du lait
- vision de l’entreprise en termes de traite robotisée
- fiabilité et support du fournisseur.
Votre famille vous a-t-elle conseillé lors de votre choix d’un robot de traite ?
Oui, j’en avais longuement parlé avec Siv-Hege. Les notions de temps libre et de flexibilité ont d’ailleurs été au cœur de notre choix.
Comment s’est déroulée la mise en service du robot de traite ?
Pas exactement comme elle se déroulerait aujourd’hui… A l’époque, je faisais partie d’un groupe d’éleveurs laitiers chargés de tester l’Astronaut A3 (qui n’était pas encore officiellement commercialisé). Ce faisant, j’ai eu droit à quelques petites surprises… Ce qui est, somme toute, assez logique avec un produit en phase de développement. Lely nous avait d’ailleurs prévenus et avait affecté une équipe d’ingénieurs à la résolution de ce genre d’incidents. Avec le recul, je me rends compte que j’ai rencontré une seule panne (nocturne) que je n’ai pas été capable de résoudre moi-même Le reste du temps, j’ai pu me débrouiller tout seul (avec ou sans assistance téléphonique d’un ingénieur) ou attendre jusqu’au lendemain matin.
Autres équipements Lely dans votre ferme :
Discovery (2005), Luna (2005), Calm (2006), Lely Light (2007) et HDR+Orbiter (2008)
Points forts de votre ferme laitière :
Productivité élevée de la main-d’œuvre et utilisation rationnelle des moyens de production.
Objectifs de votre ferme laitière :
Optimisation des moyens de production avec le moins de main-d’œuvre possible.
Production de lait annuelle : 1.200 tonnes
Production de lait par jour & par robot : 1.630 kg
Nombre moyen de vaches en lactation : 110
Production moyenne/vache en 305 jours : 9900
Nombre de traites par vache & par jour : 2,8
Nombre de refus par vache & par jour : 2,5
Nombre de vaches à aller chercher par jour : 10
Nombre de vaches à aller chercher par robot et par tournée : 4
Qualité du lait au cours du dernier mois :
- Taux en protéines : 3,40
- Taux en matière grasse : 4,10
- Nombre de bactéries (x 1.000/ml) : 4
- CCS (x 1.000/ml) : 170
- Urée (mg/dl) : 19
Quels conseils donneriez-vous à vos collègues ?
La traite robotisée, c’est se donner les moyens d’optimiser ses performances laitières.
Le chemin pour parvenir à ce résultat dépend des caractéristiques de chaque exploitation, des objectifs de l’éleveur laitier mais aussi, et surtout, de sa capacité à adopter une nouvelle façon de penser.