Jean-Marie Landry et ses fils Carl, Daniel et Éric sont les propriétaires de la Ferme Landrynoise à St-Albert, Québec : le chien Gina, 1100 vaches laitières et 1700 hectares (4200 acres) de terres. Ils travaillaient avec 10 robots Astronaut A2 depuis 2003 et les ont tous remplacés par 19 robots Astronaut A3 en Janvier 2010.
19 ROBOTS, 1100 VACHES PAISIBLES ET UN SILENCE INCROYABLE PENDANT LA TRAITE
La propriété « Ferme Landrynoise » a été achetée en 1960 par Jean-Marie Landry. A partir d’une vieille maison et d’une grange en très mauvais état, le très audacieux fondateur a créé une grande entreprise.
Le premier bâtiment est construit en 1962. Au départ, Jean-Marie commence par l’élevage allaitant et achète 15 vaches laitières. Il compte alors parmi les premiers éleveurs à avoir installé un tank à lait. Il poursuit alors sans relâche l'expansion et la modernisation de sa ferme, en co-propriété avec ses fils Carl, Daniel et Eric.
En 2002, la ferme compte 18 employés ... et une salle de traite très bruyante ! Lors d’une visite d’exploitation automatisée, Daniel est stupéfait par le calme qui y règne. Avec ses frères, Daniel invite Jean-Marie à venir "écouter" le silence de la ferme. Il en sort convaincu des avantages de l'automatisation.
La première traite automatisée a été réalisée en Février 2003, suite à un investissement de 6 millions de dollars, comprenant la construction des bâtiments et l'installation de 10 robots de traite Astronaut A2. Aujourd’hui en 2010, ils ont tous été remplacés par 19 robots Lely Astronaut A3 Next.
Aujourd'hui, les vaches sont traites dans le calme et la production de lait a augmenté de 5 à 10% par rapport à la salle de traite. La nécessité d'une gestion des ressources humaines a été atténuée par la réduction du travail. Le programme de gestion T4C est un autre atout majeur. Il permet, entre autres choses, de surveiller la santé des animaux et de détecter les premiers symptômes d’une maladie afin d'être en mesure d'intervenir rapidement.
L'entreprise est spécialisée dans le lait casher, ce qui représente 65% de sa production totale. La Ferme Landrynoise dispose également de son propre parc de camions depuis 1998, et un projet de fromagerie est à l'étude.
Jean-Marie Landry, agriculteur visionnaire, est le maire de St-Albert-de-Warwick depuis 33 ans et continue à siéger au conseil d'administration de la Ferme Landrynoise.
Son fils Daniel pense que la prochaine décennie nous conduira à automatiser des tâches autres que la traite. L’exploitation est déjà équipée de deux robots d’affouragement Lely Juno Lely et une augmentation de l’ingestion de fourrage a été observée. Comme innovation possible, il suggère un box pour parer les sabots ... et dans un avenir proche s'il vous plaît ! En effet, cette tâche ardue et manuelle est parfois négligée en raison du manque de temps. Le parage régulier des sabots serait un atout supplémentaire pour des vaches en bonne santé.
Pour les exploitations de demain, Jean-Marie entrevoit le succès d’entreprises familiales. L’automatisation offre une meilleure qualité de vie à la famille et la nouvelle génération qui a grandi au cœur des nouvelles technologies informatiques, pourrait être intéressée par les tâches de gestion d’exploitation.
«Pour les personnes qui veulent bien travailler 40 heures par semaine, la traite robotisée est la technologie à adopter. Les autres, délaisseront certainement de toute manière le mode de vie agricole. "