Le bien-être des vaches au cœur du projet robots

Sur les hauteurs du village bucolique de Matagne-la-Petite dans la commune de Doische en province de Namur, la famille Bodart gère l’exploitation familiale depuis plus de 3 générations. Roger rejoint par ses 2 fils, Valentin en 2016 et Clément en 2020 s’occupe, à côté de ses cultures, d’un cheptel de 700 animaux de race BBB pour l’atelier naisseur engraisseur et de race Holstein pour l’atelier laitier.
Clément explique : « Notre salle de traite de l’époque était une 2*4, la traite prenait alors 5h à 5h30 par jour pour 60 vaches. Elle datait, comme l’étable, d’une 40 aine d’année. »
Dans l’ancienne étable, les vaches sont sur aire paillée ce qui nécessite une grande rigueur pour la gestion de la litière afin de limiter les problèmes de mammites. Les vieilles installations n’offrent plus du tout de confort aux vaches, ni de perspective pour la traite. La construction d’une nouvelle étable devient dès lors nécessaire et la traite robotisée apparaît rapidement comme solution d’avenir.

Une transition nette vers la traite robotisée
Clément déclare : « Nous ne voulions pas d’un bâtiment trop long, il fallait donc avoir 2 couloirs d’alimentation de chaque côté de l’étable. Nous nous sommes adressés à Lely Center Urspelt et sommes allés visiter avec Sébastien, notre contact commercial, une étable qui correspondait à nos besoins. Après cette visite, le choix de travailler avec Lely était assez évident. »
« Il y a beaucoup de fermes équipées en Lely dans la région, si ça marchait chez eux, je ne vois pas pourquoi cela n’aurait pas marcher ici, dit Clément en rigolant. »
Avec le changement assez radical d’étable, la famille Bodart veut limiter le stress des animaux à l’approche de la mise en route des robots. Ils décident de mettre les vaches dans le nouveau bâtiment pendant 15 jours pour qu’elles s’habituent à leur nouveau logement et à la nouvelle ration distribuée à l’auge.
Le bien-être des vaches avant tout
« La construction de la nouvelle étable, nous a permis d’apporter un réel confort et bien-être aux vaches. Avec, tout de même, une petite appréhension lors du passage de la paille aux logettes équipées de matelas 3 couches. Mais pour finir, il n’y a pas eu de souci, déclare Clément en souriant. »
Il poursuit : « Comme les génisses sont élevées sur paille, nous avons un box dans le bâtiment pour les habituer aux logettes. Nous voulions, également, une bonne aération et beaucoup plus de luminosité dans le bâtiment, pour la détection des chaleurs, une meilleure fertilité et augmenter la production de lait. ».
Des filets brise-vent automatiques, des ventilateurs et des lampes automatisées sont installés à cet effet.
Pour optimiser la gestion de son troupeau et pouvoir travailler facilement tout seul, 2 boxes de séparation sont prévus. Le premier sur paille pour les animaux à soigner et l’autre, avec logettes, pour l’apprentissage des primipares fraîchement vêlées.
C’est en 2024 que les 2 premiers robots Lely Astronaut A5 sont installés dans l’étable prévue pour en mettre un troisième dans le futur. Cependant avec l’achat d’animaux ainsi que l’arrivée des primipares sur l’exploitation, les 2 robots se retrouvent rapidement très sollicités. C’est pourquoi, le 3ème robot A5 est placé, plus tôt que prévu, en septembre 2025.

Des avantages non négligeables grâce à l’automatisation de la ferme
Outre le gain de temps et la flexibilité, Clément confie : « Le fait d’avoir mis les vaches dans le confort avec une ration mélangée repoussée par le Juno qui attire les vaches aux cornadis nous avait déjà permis de gagner des litres. Et c’est à l’installation du 3ème robot que la production a à nouveau fait un bon. »
La reproduction du cheptel est réalisée par des taureaux de saillie inscrits en gardant un œil sur la consanguinité. Actuellement, les A5 traient en moyenne 135 animaux, la vision de Clément est d’augmenter ce nombre doucement et sans achat.
Outre la belle progression de la production moyenne par vache, Clément observe une meilleure gestion des mammites grâce au programme de gestion de troupeau Horizon.

« C’est un programme très facile et très intuitif, déclare Clément. Et pour m’aider à comprendre le programme et à progresser, je fais appel au service FMS (Conseiller en élevage). »
Dans tout le management autour du troupeau laitier, la santé des pattes est un élément à bien maîtriser en traite robotisée, c’est pourquoi Clément a équipé le bâtiment d’un Discovery pour garder le sol propre mais aussi d’un Lely Meteor Walkway.
« Nous avions beaucoup de soucis de Mortellaro dans l’ancienne étable. Maintenant que je fais passer toutes les bêtes tous les 10 jours dans le Walkway, j’ai moins de problèmes alors que le nombre de vaches a doublé. »
Quand on demande à Clément ce qu’il pense du service et de l’encadrement du Lely Center Urspelt : « C’est ce à quoi je m’attendais. »
Bon à savoir
Clément a imaginé un réservoir suspendu avec le mélange d’anas de lin, de sciure et de chaux broyée mis sur les logettes.
