Ferme Bodson : "le Juno, c’est la machine la plus sympathique de la ferme"

À Clavier, Nicolas fait évoluer sa ferme au rythme de ses projets
Implanté dans la commune rurale de Clavier en province de Liège, Nicolas, aidé par sa fille Eva, est à la tête, depuis 2006, d’une exploitation polycultures et élevage, ainsi que d’un poulailler de poulets de chair bio.
Il nous explique : « En 2006, nous avions 2 sites à gérer, sur le site principal, ici à Clavier se trouvaient déjà à l’époque les vaches laitières. L’autre site, sur lequel nous louions des bâtiments à quelques kilomètres d’ici, hébergeait les poulets bio et notre cheptel de Blondes d’Aquitaine. Lorsque la location des bâtiments n’a plus été possible, nous avons décidé d’arrêter l’élevage en Blondes et de tout remonter à Clavier, y compris les poulets de chair que nous avons installés dans un nouveau bâtiment. Le troupeau laitier passe dès lors de 50 à 85 vaches. »
Une belle transformation d’étable à la Ferme Bodson
Jusqu’en 2022, les vaches évoluent sur une aire paillée, dans un bâtiment avec une belle superficie et aux multiples fonctions comme le stockage de paille, ect...
Nicolas confie : « Je voulais faire évoluer l’aire de couchage des vaches laitières pour mettre des logettes creuses et installer un séparateur de phases. Nous avions pensé refaire un nouveau bâtiment mais cela aurait été dommage de ne pas utiliser le très bel espace que nous offrait le bâtiment existant. Nous avons alors décidé de le transformer avec d’un côté les vaches laitières et de l’autre les génisses et les taries. Malheureusement, l’année 2021 est celle qui suit le Covid, déclare Nicolas, tout était très cher et personne ne voulait venir transformer notre étable… Nous avons donc tout fait tout seul, confie-t-il avec le sourire. »
Le Collector… la première machine Lely
Avec l’installation du séparateur de phases, Nicolas investit dans un Collector C1 en 2022.
« Nous avons fait 2 petites fosses entre les couloirs raclés au milieu du bâtiment dans lesquelles vient se déverser le Collector, explique Nicolas. Malheureusement, dans mon cas, la gestion du lisier pressé, surtout lors de grandes chaleurs, était compliquée. J’ai donc abandonné l’utilisation de ce système et je travaille actuellement avec un mélange paille-chaux. Je réfléchis encore car je trouve que le système n’est pas encore idéal. Je pense reboucher les logettes dans une futur plus ou moins proche… entre tous mes autres projets, rigole-t-il, ce ne sont pas les idées qui manquent ! »

« Les aménagements de l’étable pour un bon fonctionnement de la machine sont cruciaux mais maintenant que le Collector fonctionne bien et que les entretiens sont réalisés en temps voulu, je n’ai que quelques vérifications de routine à faire et la machine tourne toute seule. »
La suite logique dans l’évolution de la ferme : l’arrivée de 2 robots de traite A5
Bien qu’il ait sa fille, dès qu’elle le peut ainsi qu’occasionnellement la famille et de l’aide extérieure, Nicolas est souvent seul à gérer son exploitation. Il se tourne alors vers la traite robotisée en 2024 avec l’installation d’un Astronaut A5 neuf suivi en août 2025 par celle d’un robot A5 d’occasion (Pre-Owned) entièrement reconditionné.
Nicolas sourit en expliquant : « Malgré le tri que j’avais réalisé pour mettre le premier robot, la relève était là ! J’ai donc décidé d’installer un 2ème robot, d’occasion pour assurer la traite des 105 à 110 vaches laitières présentes aujourd’hui. Il date de 2021 mais je n’ai vu aucune différence par rapport à A5 neuf de 2024. Je suis vraiment content. »
Il ajoute : « Avec le programme Horizon, je gère mieux mon troupeau qu’avant… même pour les personnes du service de remplacement, pour Papy ou ma fille, il est facile à utiliser pour le travail de tous les jours.»

« Le Juno, une petite machine exceptionnelle »
Fin 2025, Nicolas participe et gagne le concours Démo Juno organisé par le Lely Center Urspelt avec à la clé, l’acquisition de la machine. Celle-ci est installée fin février 2025.
Nicolas explique : « C’est une petite machine exceptionnelle, on l’oublie tellement il n’y a rien à dire avec. Elle ne s’arrête jamais. Je repoussais déjà souvent avant, 3 à 4 fois par jour… mais il fallait le faire soi-même, sourit-il. Là où j’ai vraiment vu la différence, c’est avant l’arrivée du 2ème robot quand mon étable était chargée. Il y a eu une nette amélioration au niveau de la circulation des vaches et un impact plus fort sur mes primipares qui, à l’époque, se faisaient bousculer par les plus gourmandes de la bande. J’ai maintenant hâte de voir quand je vais introduire les betteraves fourragères dans la ration, je verrai certainement encore une amélioration. »
