• Traite
13 mai12:17

Située à Aiseau-Presles dans la province du Hainaut, la famille Marcadieu gère, depuis plusieurs générations, une exploitation de polyculture-élevage Holstein et Blanc Bleu Belge. Jean-Luc et ses parents sont rejoints en 2016 par Florence, son épouse. La gestion de toute la ferme est donc un travail en équipe où chacun est complémentaire.

Les débuts du projet robot

Avant l’installation du robot, la traite se fait dans une étable entravée avec un système de pipeline. Dès le début de la réflexion, l’ancien bâtiment, de plus de 60 ans, n’est pas une solution envisageable pour moderniser la traite. L’option d’une nouvelle construction est alors choisie.

Florence explique : « Sur l’exploitation, nous avons des cultures, des Blanc Bleu Belges et des laitières. A l’époque, la traite était assez longue et difficile en entravée mais nous voulions garder le côté laitier. A l’heure actuelle, avec les prix qui fluctuent, c’est mieux d’avoir une agriculture diversifiée. De plus, mes beaux-parents sélectionnent le troupeau depuis de nombreuses années, cela aurait été dommage de perdre ça. »

robot racleur rouge qui passe dans les vaches et qui nettoie le sol

La traite robotisée : une évidence pour la famille Marcadieu

Florence provient elle-même d’une exploitation agricole. Lors de sa dernière année comme Bachelière en Agronomie, elle décide de réaliser son travail de fin d’études sur la traite robotisée. C’est dans ce cadre qu’elle effectue un stage en Flandre dans une ferme équipée de 3 robots Lely.

Elle nous raconte : « Pour mon mémoire, je me suis beaucoup renseignée sur la traite robotisée. C'est lors de mes différentes expériences sur le terrain, que j’ai pu me rendre compte de la facilité du travail au quotidien grâce à la traite robotisée Lely. En effet, elle permet la récolte de toutes les données que vous n’avez pas en salle de traite. J'ai également constaté la fiabilité des machines, ce qui explique notre choix. »

Un objectif clair dès le début du projet robot : pouvoir travailler seul et facilement

Pour la famille Marcadieu, la construction d’un nouveau bâtiment est un véritable challenge où il ne faut pas commettre d’erreur de conception. Afin de les aider dans leur réflexion, ils visitent, avec Stéphanie (conseillère en élevage – FMS) quelques étables similaires à leur projet. Le passage d’un système entravé à une circulation libre des vaches, aux logettes et au robot de traite procure, au départ, une petite appréhension.

C’est pourquoi, le projet est axé sur le bien-être animal, avec une aération réfléchie et un confort optimal pour les vaches, surtout avec leur passage en logettes…. Mais pas seulement.

« Avec le confort apporté et les aménagements dans la nouvelle étable, les vaches se sont rapidement habituées, confie Florence. Les différentes tâches sur la ferme sont réalisées en équipe, mais quand c’est le moment d’aller sur les champs, chacun de nous doit pouvoir faire seul et facilement le travail autour des laitières. Il faut avoir un bon jeu de barrières, pratique et efficace, et les 3 circuits pilotés par le robot bien pensés. »

Holstein rouge au cornadis

Robot VS entravée

Le travail avec le robot est beaucoup moins pénible, il fait gagner de l’énergie et du temps. Il permet également d’apporter un meilleur soin aux animaux grâce aux nombreuses données récoltées.

Florence explique : « Il y a beaucoup de données au début, mais avec l’accompagnement et le temps, le programme Horizon devient un outil du quotidien duquel on arrive à tirer les données importantes, ce qui permet un travail de meilleure qualité sur les vaches. Dans notre cas nous avons aussi vu une augmentation du litrage depuis l’installation. Cependant, il ne faut pas penser qu’il n’y a plus rien à faire avec le robot, sourit Florence, le management est vraiment important. »  

L’accompagnement du coordinateur de projet et du FMS (conseiller en élevage)

L’accompagnement dans une telle aventure est primordial que ce soit de la vente en passant par les coordinateurs de projet, mais aussi par l’équipe des FMS.

« Nous avons bien été aidés par les équipes Lely durant la phase de construction, explique Florence. Quand nous avions des questions, ils étaient très réactifs dans leurs réponses. »

Sol d'étable en construction avec coucher de soleil à l'arrière

Les travaux démarrent début 2025, et c’est grâce au bon suivi des équipes Lely qu’en août de la même année les premières vaches passent dans le robot. La période de démarrage est cruciale lors du passage à la traite robotisée et souvent appréhendée.

« Stéphanie, notre FMS, nous a accompagnés avant, pendant et après la mise en route, confie Florence. Elle a été d’une grande aide. Je recommande d’ailleurs de bien écouter, dès le début, les conseils donnés par les équipes Lely, sourit-elle. Ils ont vraiment l’habitude : l’éleveur pense connaître mais cela reste un nouveau système. Si on écoute bien, la suite se fait comme sur des roulettes, c’est épatant de les voir passer toutes seules ! »

Les générations futures et le robot de traite

L’idée de moderniser l’installation de traite est aussi d’offrir un outil attractif et performant aux générations futures, leur donner le goût du métier. Le projet d’étable est d’ailleurs pensé en ce sens.

Famille d'agriculteurs devant robot de traite rouge Lely

« La traite robotisée est adaptée à toutes les générations, confie Florence, pour mes beaux-parents, pour nous mais aussi pour nos 2 enfants de 6 et 9 ans. Le logiciel Horizon est vraiment facile d’utilisation, le plus grand le consulte déjà et sait même aller voir la liste des vaches en retard déclare-t-elle avec le regard pétillant. »

Et quand on demande à Florence : « Et si c’était à refaire après plus de 6 mois de mise en route ? », elle nous répond avec entrain : « Nous le referions sans hésitation. Surtout pour l’organisation familiale, c’est beaucoup plus facile depuis que nous avons installé le robot. »

Bon à savoir

Lors de la réflexion du projet, la famille Marcadieu a réfléchi à la pose d’un cornadis à plusieurs positions de réglage dans le petit circuit. Celui-ci qui permet un meilleur ajustement de l’encolure au besoin et un meilleur cadre de travail, comme pour les génisses avec un plus fin cou.

Holstein rouge au cornadis