Ferme Meurs - Gilot : Construire l’avenir agricole en famille

Une nouvelle exploitation, un nouveau chapitre
Cela fait maintenant 2 ans que Frédéric, Sabine et leur deux fils, Louis et Adrien, sont arrivés à Saint Denis commune de La Bruyère dans la province de Namur.
Les exploitations d’origine se trouvent sur 2 sites différents et assez éloignés l’un de l’autre. Avec d’un côté, la ferme polyculture et entreprise agricole des parents de Sabine à Braine l’alleud et de l’autre la ferme polyculture et élevage laitier Holstein des parents de Frédéric à Obaix.
Aucune des 2 structures ne permet de se projeter dans le futur. Sabine et Frédéric décident, alors, de construire, avec l’arrivée de Louis dans l’association, un nouveau site incluant la nouvelle étable laitière.
Un Discovery en démo
« La collaboration avec la firme Lely commence, en 2009, avec un Discovery en démo, explique Frédéric. Lely Center Urspelt était venu installer le robot pour un mois… et il n’est jamais reparti dit-il avec humour. Il est toujours, à l’heure actuelle, dans l’ancienne étable à Obaix. C’est une machine fiable, qui nous a donné confiance en Lely. »

Une solution de robot provisoire qui va finalement durer 11 ans
A l’époque ce sont les parents de Frédéric qui habitent sur l’exploitation laitière d’Obaix. La traite est effectuée essentiellement par sa maman dans une 2 * 3 tandem. La distance entre les 2 sites, la pénibilité de la traite et l’avenir de l’atelier laitier au sein de l’exploitation, malgré un travail de sélection du troupeau, sont autant de points qui amènent la réflexion dans la famille.
Frédéric se rappelle : « Ne sachant pas si nous allions continuer la traite dans le futur, il fallait trouver une solution de traite « provisoire » le temps que nous nous décidions. Investir dans une salle de traite ne nous paraissait pas une solution rentable car une fois installée, elle perd beaucoup de sa valeur au contraire d’un robot de traite. Il fallait soulager le poste traite d’un point de vue physique mais aussi le rendre plus flexible. Nous ne voulions pas de grosses transformations dans l’étable sachant que nous ne poursuivrions pas notre carrière à Obaix. Nous sommes allés visiter quelques étables où le robot de traite était installé sur le quai de la salle de traite et cela nous a convaincu d’acheter un Astronaut A4 qui a été installé en 2013. Grâce à l’arrivée du robot, mes parents ont pu jusqu’en 2024, du haut de leurs 75 ans, assurer le suivi du troupeau quand nous ne pouvions pas le faire. »
Alors que les vaches sont traites par un nouvel A5 à partir de juillet 2024 dans la nouvelle étable, l’ancien A4 lui, entièrement révisé par le Lely Center Urspelt, est replacé en ferme pour une seconde vie dès janvier 2025.

Le confort pour les vaches, c’est primordial !
Bien que le robot assure la traite dans l’ancienne étable, les vaches ne peuvent exprimer totalement leur potentiel laitier à cause du vieillissement des infrastructures et du manque de place dans l’étable.
« Je voulais une étable aérée avec un maximum de confort pour les vaches, explique Frédéric, nous avons mis des filets brise-vent, un toit isolé, des logettes flexibles, des matelas à eau, beaucoup de points d’eau et d’espace devant le robot. Et cela a été payant. La circulation et le nombres de passages sont nettement supérieurs que dans l’ancienne étable, ce qui a contribué, entre autres, à une belle augmentation de la production de lait par vache. La prochaine étape est l’installation de ventilateurs pour le bien-être des vaches lors des fortes chaleurs. »
Le Vector : quand les chiffres parlent, le choix devient évident
Lors de la conception du projet Sabine et Frédéric sont également confrontés au vieillissement du tracteur et de la mélangeuse qui assurent les rations. Alors qu’à la base la piste de l’automotrice est envisagée, le choix se porte finalement pour le Vector.
« L’idée était d’installer dès le départ des panneaux photos-voltaïques pour assurer la consommation électrique de l’ensemble des bâtiments, et notamment celle du robot explique Frédéric, il faut encore que nous investissions dans des batteries et nous y serons. Nous avons discuté avec Luc qui nous a chiffré la consommation entre le robot et une automotrice. Avec les prix du carburant et quand vous avez tout compté, y compris la main-d’œuvre, le calcul est vite fait complète Sabine. »

Outre l’aspect financier à long terme, d’autres avantages apparaissent comme le gain de temps mais pas seulement.
« Ce que j’aime également c’est la précision de la ration distribuée grâce au Vector. Avec une mélangeuse et un téléscopique vous avez vite mis des kilos d’aliment en trop dans la ration sourit Frédéric. Comme les vaches sont nourries régulièrement et en petites quantités, il ne reste quasiment pas de refus et il y a beaucoup moins de concurrence entre les vaches. Surtout au niveau des primipares qui démarrent beaucoup mieux que dans l’ancienne étable. »
Vector : l’organisation autour de la cuisine et des silos
« Nous avons une routine matinale, nous allons vérifier l’état de la cuisine tous les jours. Nous rassemblons l’aliment dans sa case si nécessaire, quoique le grappin travaille vraiment bien à ce niveau-là. Avec la possibilité de les mettre en prioritaires. Nous remplissions la cuisine tous les 2 à 3 jours en fonction de la météo. En ce qui concerne les silos, nous mettons, par précaution, un conservant au moment de l’ensilage et grâce au coupe bloc, nous gardons un front d’attaque bien droit. Ce qui n’était pas possible avant avec la pince du téléscopique. »

Journée portes ouvertes à l’exploitation Meurs-Gilot
La famille Meurs - Gilot a le plaisir de vous inviter à une journée portes ouvertes Lely.
- Quand ? le 28 août à partir de 14 :00
- Où ? à la ferme de Meurs & Gilot – 2, Rue de la Bolette, La Bruyere - St Denis, B-5081
Nous avons hâte de vous rencontrer, nombreux, le 28 août !